À l’origine A Silent Voice est la première œuvre de Yoshitoki Oima. C’est un one shot publié en 2011 au Japon. L’engouement pour l’histoire a poussé l’auteur à en faire une série de sept volumes. En France, c’est en 2015 que Ki-oon la publie.

 

L’histoire

Shouko Nishimiya est une jeune fille malentendante. Lorsqu’elle intègre la classe de Shouya Ishiba, elle subit ses railleries. Jeune garçon turbulent, Shouya entraîne la classe dans ses moqueries envers la jeune fille. Celle-ci souhaiterait devenir son amie, mais ils n’arrivent pas à se comprendre. Un jour, Shouya dépasse les limites et casses les appareils auditifs de la Shouko. Sommé de s’expliquer, le jeune garçon est mis à l’écart et transféré dans une autre école.

Une fois au lycée, alors en dernière année et pris de remords, l’envie lui prend de retrouver la jeune fille. Il apprend la langue des signes de manière à mieux entrer en lien avec elle. Après avoir voulu mettre fin à ses jours, il apprend où est la jeune fille et se décider à reprendre contact. Elle a grandi et dès lors, ce qui semblait être une tentative de rédemption de la part de Shouya va se transformer en amour pour la jeune fille. Vont-ils alors finir par se comprendre malgré le handicap qui les sépare.

La portée de l’œuvre

A Silent Voice est un plaidoyer contre le harcèlement à l’école puisqu’à travers la surdité de son héroïne, Yoshitoki Oima dépeint les moqueries qu’elle subit au quotidien. Incomprise, Shouko est la cible de choix de Shouya. La mangaka traite en parallèle la question du handicap et le regard que la société porte sur lui, quelle que soit sa nature. La série s’est vue élue « meilleure manga débutant » par le Weekly Shonen Magazine en 2008, début d’une série de plusieurs prix.

L’impression de lecture du Petit Reporteur

Que dire ? Une fois le manga commencé, il est difficile de le laisser dans un coin. L’histoire est réaliste et touchante. Tout est orchestré de manière à susciter l’envie de lire le prochain tome. Les personnages ne sont ni bons ni méchants, ils sont vivants, avec leurs qualités et leurs défauts. C’est un plaidoyer contre le harcèlement et une ode à la différence.

Dans A Silent Voice les personnages ne sont ni noirs, ni blancs. Ils sont attachants. C’est pour cette raison qu’il est l’une des révélations de l’année 2015. Naoko Yamada a par la suite produit un anime.

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