Les élèves de 6e du collège Louis Merle et les élèves de CM1 de l’école primaire de la Charmille ont reçu en juillet dernier l’auteure Élisabeth Brami pour conclure un projet annuel sur les droits des filles et les droits des garçons.

Le contexte

Le projet s’inscrit dans le parcours artistique et culturel de l’établissement et dans le cadre du projet Pépinière d’artistes ayant pour thème la voix des femmes. La venue de l’auteure a permis de faire bouger les représentations des uns et autres. Alors toujours rose pour les filles et bleu pour les garçons ?

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Au cours de cette rencontre, les élèves ont présenté leurs nombreux travaux : mises en scène et résumés de lecture des livres de l’auteure au cours de l’année. Par un échange de questions et de réponses Élisabeth Brami a évoqué son parcours, ses débuts, ses différents projets et ses futures parutions.

Comment êtes-vous devenue écrivain ?

« Avant tout, écrivain, ce n’est pas un métier. Mon métier, c’est d’être psychologue clinicienne. Je suis venue à l’écriture par besoin d’exprimer ma rage à propos de certains sujets. Je me souviens encore lorsque ma petite fille s’est exclamée à propos de son petit frère dernier né : « lui, c’est le chouchou, parce que c’est un garçon. » Cette histoire m’a d’ailleurs donné envie d’écrire mon livre Mauvaise pioche. »

Quels sont vos projets en cours ?

« Je travaille sur plusieurs livres qui paraîtront à la rentrée. Le thème reste celui qui me tient particulièrement à cœur : la représentation des filles et des garçons et le rôle dans lequel la société les cantonne, à savoir s’habiller en rose pour une fille ou encore jouer au foot pour un garçon. Pourquoi les filles n’auraient-elles pas le droit de jouer au foot et les garçons de s’habiller en rose ? »

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite écrire ?

« Je lui dirai avant tout de lire et prendre des notes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai écrit Mon carnet de lecteur et lectrice paru en juillet 2017. Grâce à lui la personne qui souhaite devenir écrivain ou écrivaine pourra collectionner ses souvenirs de lecteur ou lectrice et commencer son travail d’écriture. »

Que pensez-vous de cette rencontre ?

« Aller à la rencontre des scolaires pour leur parler de mes livres, de ma passion, est un réel plaisir. Pouvoir faire bouger les représentations des uns et des autres est la modeste contribution que je peux leur apporter. Je suis ravie de cet échange et de l’accueil des élèves, des professeurs et du principal. »

Après avoir longuement discuté avec les élèves, Elisabeth Brami est repartie à Paris où l’attendaient de nouvelles aventures.

 

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