Mamoru Oshii réalise en 1995 Ghost in the Shell, une adaptation de l’œuvre de Masamune Shirow. Aujourd’hui l’anime est culte au même titre qu’Akira.

L’histoire

Dans un futur proche, humain et robot cohabitent à tel point qu’on ne différencie plus trop les robots.

Le film s’ouvre sur la réalisation d’un robot femme. C’est la jeune femme policier vue quelques minutes plus tôt, le major Motoko Kusanagi. Avec Batou, son coéquipier, elle traque un hacker cybernétique répondant au nom du Puppet Master.

Il s’agit d’une intelligence artificielle née des méandres de l’information numérique. Pour prendre forme, le Puppet Master s’empare de robots. Un soir, il se laisse délibérément capturer pour mieux approcher la Section 9 et le major. Au passage, la scène est mythique.

Au cours de son monologue avec les agents de la Section 9, le Puppet Master compare l’ADN à un programme informatique. Tous les deux concourent à la pérennité de l’espèce.

Le Puppet Master finit par s’enfuir. Le major part à ses traces. C’est alors qu’un robot-tank attaque le major dans un entrepôt. Elle s’en sort grâce à Batou, armée de son arme fétiche. Il l’aide ensuite à se connecter au Puppet Master afin d’en savoir plus sur son but.

À travers une longue discussion il lui révèle qu’il souhaite fusionner avec elle. Au même instant la Section 9 envoie des hélicoptères pour détruire les deux cyborgs. Ce qui reste alors de Kusanagi est emporté par Batou. Quelques jours plus tard, le major se retrouve dans le corps d’une jeune fille.

La portée de l’œuvre

Bien des décennies après sa sortie, Ghost in the Shell reste un mythe. L’œuvre aborde des questions existentielles. En quoi l’homme est-il différent d’un robot dans la mesure où ils ont tous les deux conscience de leur existence ? Qu’est-ce qui fait la spécificité de la pensée humaine ? Où se situe la frontière entre le corps et l’esprit ?

En arrière-plan, c’est également la question de l’évolution ? Sommes-nous à un stade terminé de l’évolution ou non ? Toutes ces questions, le spectateur peut les retrouver dans le film I-Robot avec Will Smith. Sony, le robot, ne soulève-t-il pas lui aussi les mêmes questions ?

Un après

L’œuvre a eu une suite qui a été moins bien accueillie. Ici des gynoïdes commandées par un maître de la robotique sont à l’œuvre. À force de détermination, Batou met fin au subterfuge mis en place par l’ennemi. Et surprise !  le major Kusanagi réapparaît. Une série Ghost in the Shell : arise a vu le jour. La série fait la lumière sur le passé de la Section 9 et de ses membres.

En 2017, Hollywood a produit un live de Ghost in the Shell avec Scarlett Johansson dans l’interprétation du major. Cinéma oblige, l’histoire a été quelque peu remaniée pour intégrer une réelle histoire d’amour entre le major et le Puppet Master. La dimension métaphysique a perdu de son sens et le film se cantonne à une trame hollywoodienne : les gentils contre les méchants. 

Ghost in the Shell  de Mamoru Oshii reste culte dans le manga animé. Le réalisateur a su retranscrire l’œuvre originale de Masamune Shirow. L’animé traduit l’essentiel de l’histoire. Mais lire le manga écrit, c’est plonger dans les méandre de la réflexion autour de l’homme et de la machine ainsi que leur devenir.  

 

 

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