Grave, un film franco-belge, réalisé par Julia Ducournau, présenté en compétition au festival de Cannes 2016 est sorti en salles en 2017.

Le film

Vous vous dites végétariens, voire végétaliens ? Sans doute avez-vous oublié vos origines ? C’est le cas de Justine, 16 ans. Elle se dit végétarienne et sa vie va basculer le jour où elle intègre une école vétérinaire en Belgique où Alexia, sa sœur aînée, suit le même cursus. Les parents des deux jeunes filles s’y sont d’ailleurs rencontrés.

Quelques jours après la rentrée, le jour du grand bizutage arrive. Alexia doit manger un rein de lapin cru. Or elle s’y refuse. Elle demande alors à sa sœur de l’aider. Celle-ci nie être végétarienne. Abandonnée par sa sœur Justine se force donc à manger le rein. Dans la nuit, elle fait une éruption cutanée sur le corps ; une intoxication alimentaire selon le médecin qu’elle consulte.

Puis c’est l’escalade, le besoin de manger de la viande se fait de plus en plus prenant, pressant même. Elle commence par dérober à la cafétéria un hamburger qu’elle jette ensuite, honteuse. Elle finit par succomber à la tentation de sa sœur qui la pousse à manger le passager d’une voiture accidentée, devant laquelle elle s’est jetée quelques minutes plus tôt. À la suite d’une dispute avec Alexia, elle dévore le doigt sectionnée de cette dernière. Quelques jours plus tard elle se réveille à côté de son colocataire, mort, la jambe dérobée. Mais l’a-t-elle tué ? Elle découvre que la coupable est en fait Alexia. Mise en prison, le père finit par avouer à Justine sa vraie nature, qu’elle tient de sa mère. Elle est cannibale.

L’avis du Petit Reporteur

Le film est grave, il faut le dire. Au début, le spectateur a du mal à entrer dans l’histoire. Il y découvre une vie de famille banale avec un père, une mère et deux filles. Une famille toute classique : des parents aisés et des filles qui semblent suivre la voie de papa-maman. Un film sur les héritiers ? Non, car au fur et à mesure que l’histoire progresse, les moments du quotidien comme la rentrée d’une jeune fille de 16 ans dans une école vétérinaire, la séance de bizutage ou l’installation en coloc sont pimentés par un zeste de fantastique qui peu à peu prend le pas. Il ne s’agit pas vraiment d’un film d’horreur classique.

Alors saurez-vous succomber non pas à l’envie de manger de la viande mais à celle de découvrir le film Grave ? Il n’est pas question de à proprement parler. Car le monstre est d’ailleurs plus « humain » que monstre et c’est en cela que le film dérange à mon avis.

 

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