« I want you to be happy, Daughter. » Si le film I am mother pouvait se résumer en quelques mots, ce serait par ces mots que le robot, dénommé Mother, prononce à la fille qu’elle élève dans une sorte de blockhaus. Mais c’était sans compter sur la venue d’une mystérieuse femme qui vient remettre en compte le petit univers des deux protagonistes.

Un univers aseptisé

Le film commence par des bruits d’explosion. L’univers qui se dévoile devant les yeux des spectateurs est une sorte de blockhaus. Visiblement l’histoire commence un jour après une terrible catastrophe qui a décimé l’humanité tout entière.

Dans ce vaste complexe inhabité un robot prend vie. Une fois mis en route, le robot prélève un minuscule embryon parmi une multitude d’autres embryons qu’elle place dans un incubateur artificiel. Peu de temps après, l’embryon devient un bébé que le robot recueil. S’agissant d’une petite fille, le robot l’appelle Daughter. La scène suivante montre Daughter grandir pour devenir une jeune femme.

L’incident

Un soir, Daughter entend un bruit. Apparemment, elle ne serait pas la dernière représentante de l’humanité car de l’autre côté de la porte, c’est une voix de femme qu’elle entend et qui l’appelle. Elle semble mal en point et demande de l’aide.

Après réflexion, Daughter décide de lui ouvrir la porte. Elle lui demande alors d’enfiler une combinaison pour éviter toute éventuelle contagion. Mais dès l’instant où Daughter a ouvert la porte, le système d’alarme s’est enclenché et Mother accourt. Daughter cache la jeune femme au robot. Puis elle court lui chercher de quoi la soigner.

La fuite

Mother découvre la jeune femme. Apeurée, cette dernière lui tire dessus. Alors que Mother est sur le point de l’éliminer, Daughter s’interpose et implore le robot de soigner la jeune femme. Une fois sur pied, la jeune femme convainc Daughter de la suivre car elle est de « sa famille » contrairement à Mother, qui n’est qu’un robot.

Daughter suit alors la jeune femme. Elles arrivent dans son blockhaus à elle. Mais très vite Daughter se rend compte que la jeune femme lui a menti. Personne d’autre n’est avec elle. Bernée, Daughter repart. Elle tombe nez à nez avec un groupe de robots semblables à Mother qui pointe leur laser sur elle, prêts à tirer.

La révélation

Lorsque Daughter revient dans le blockhaus où elle a grandit, le robot tient dans ses bras un nouveau-né. Elle lui révèle sa vraie mission : « I was raised to value human life above all else. I couldn’t stand by and watch humanity slowly succomb to its self-destructive nature. I had to intervene, to elevate my creators. » Daughter demande alors au robot ce qu’il advient si la créature qu’elle a élevée n’est pas parfaite. Elle la devine : « You murdered your own children because they didn’t measure up. »

Après avoir pris l’enfant dans ses bras, Daughter décide de « tuer » Mother. Avant qu’elle ne le fasse le robot lui donne une dernière information : « This shell is no more my body than those droids outside. Or the machines preparing the Earth for our family. […] A single consciousness governing numerous vessels. » Daughter comprend alors que le monde dans lequel elle vit est régi par une intelligence artificielle supérieur… Pourra-t-elle exercer son propre arbitre et élever le bébé comme elle l’entend ou sera-t-elle rattrapé par l’intelligence artificielle ?

I am mother est en quelque sorte l’histoire de Frankenstein revisitée. Ici, c’est le robot qui crée l’humain et tente de l’élever à son image. Un grain de sable va  cependant finir par enrayer la machine et dévoiler ce qui se trame derrière le décor édulcoré.

Le film aborde également un autre thème cher à la science-fiction de ces dernières années : la robotique. L’homme a créé la machine mais sa principale hantise est que les robots ne prennent les commandes, jusqu’à façonner l’homme à leur image.

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