« J’estime que Miss Kopp est le meilleur représentant de l’ordre de tout l’État du New Jersey. Elle ne connaît pas le sens du mot « peur » et, outre son courage, elle sait utiliser sa tête. »

Le shérif Heath, New York Herald, 11 avril 1916.

 

Constance Kopp est l’adjointe du shérif Heath et la gardienne de la prison pour femmes de la ville de Hackensack. Dans ce roman, qui est le quatrième de la série consacrée à la première femme adjointe au shérif de l’histoire des Etats-Unis, nous pénétrons un hôpital psychiatrique dans lequel l’adjointe Kopp est chargée de conduire une certaine Anna Kayser.

Convaincue que l’internement n’est pas nécessaire, Constance va, à son habitude, mettre son nez dans cette histoire pour découvrir la vérité et notamment pourquoi le mari d’Anna demande son internement pour la cinquième fois.

Nous sommes en 1916, à la veille de l’entrée des Etats-Unis dans le conflit en Europe, et en pleine préparation des élections nationales. Constance Kopp, soutenue par ses sœurs Norma et Florette, devra se faire discrète, ses faits et gestes surveillés par des hommes bien ancré dans une société machiste.

Si le roman est basé sur des faits réels il ne faut pas s’attendre à une biographie. Mais il est intéressant de découvrir l’histoire des sœurs Kopp à une époque pas si lointaine où la condition des femmes était remplie de contraintes et d’interdits.

Ainsi, outre Constance Kopp que nous savons sous-shérif dans le comté de Bergen, nous découvrirons Fleurette, la cadette, qui rêve de devenir actrice, et Norma qui se passionne pour l’élevage de pigeons.

Nées d’une mère autrichienne, célibataires, elles vivent toutes les trois sous le même toit, ce qui n’est pas du goût des hommes qui estiment qu’il est impossible pour une femme d’être autonome.

Outre l’aspect policier du roman, il s’agit aussi d’une grande chronique féministe qui nous relate les mentalités du début du XXe siècle. L’auteur, Amy Stewart, souligne bien les traits de caractères des hommes de cette époque ainsi que leurs comportements condescendant. L’humour est également présent. Peut-être pour faciliter l’assimilation de ces tares encore actuelles un siècle plus tard.

 

Source : https://www.amystewart.com/characters/

Déjà disponibles aux éditions 10/18, collection Grands détectives :

La fille au revolver.

« Je me suis armée d’un revolver pour nous protéger, raconte Miss Constance, et très vite, j’ai eu l’occasion de m’en servir. »

New York Times, 3 juin 1915.

La femme à l’insigne.

« Miss Constance Kopp qui était l’an dernier restée cachée pendant cinq heures derrière un arbre de son jardin de Wyckoff, New Jersey, pour pouvoir faire un carton sur un gang de la Mano Nera qui lui donnait du fil à retordre, est aujourd’hui adjointe au shérif du comté de Bergen, New Jersey, et c’est la terreur des hors-la-loi. »

The New York Press, 20 décembre 1915.

La justicière et les filles perdues.

« — Donc, vous cherchez à aider les prisonnières ?

Bien sûr ! La plupart du temps, elles ont juste besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver le chemin d’une existence honnête. Un coup de pouce qui les aide à se défendre contre d’autres personnes parfois, mais, le plus souvent, qui les protège d’elles-mêmes. Il leur arrive de venir me trouver dans ma cellule au beau milieu de la nuit, alors que je suis déjà couchée. A minuit, une femme raconte à peu près tout si elle trouve une oreille compatissante à laquelle se confier. »

Miss Kopp, évoquant les six qualités nécessaires pour travailler au bureau du shérif.

New York Evening Telegram, hiver 1916.

 

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