Écrit par John Boyne en 2006, Le garçon en pyjama rayé retrace une sombre histoire de la Seconde Guerre mondiale, à savoir les camps de concentration.

Un endroit étrange

« Nous partons tous. Ton père et moi, Gretel et toi. » À ces mots prononcés par sa mère, Bruno apprend qu’il vont quitter la grande et belle maison de Berlin. Son père, un officier nazi très important, a été remarqué par le Führer. Ce dernier lui a confié un travail particulier. L’endroit où son père a été envoyé en mission par le Führer est étrange. Le long de la maison s’étend à perte de vue une barrière, derrière laquelle se trouve des baraquements.  De la fenêtre de sa chambre, Bruno et sa sœur Gretel aperçoivent des gens, des grands, des petits, des vieux, des jeunes. Les baraquements sont quant à eux si nombreux. Comment leur père a-t-il pu accepter un travail dans un tel endroit ? Les deux enfants entrevoient également des enfants. Certains sont d’ailleurs en train de sortir d’un des baraquements. Ils sont accompagnés de soldats qui leur crient dessus. « Ce doit être une répétition » se disent-ils. Mais ils ne remarquent pas que certains d’entre-eux semblent pleurer. En plus ils sont sales et crasseux. Comment pourraient-ils jouer avec eux ?

Un nouvel ami

Un jour Bruno s’aventure au plus près. Il y fait la rencontre Shmuel. Étrangement et aussi curieux que cela puisse paraître, les deux enfants sont nés le même jour : le 15 avril 1934. Peu à peu, ils vont faire connaissance. Puis le père de Shmuel disparaît mystérieusement. Bruno se propose d’aider son ami à le rechercher dans le camp. Le seul problème, c’est qu’il ne porte pas de pyjama rayé. Pas de problème, Shmuel sait où s’en procurer. Alors le lendemain, Bruno va à la rencontre de son ami. Celui-ci lui a apporté le précieux pyjama, qu’il lui glisse sous la barrière. Bruno l’enfile et se faufile ensuite dans le camp. Il remarque alors qu’il y a deux types de personnes : d’un côté les soldats qui rient, de l’autre les gens en pyjama rayé qui pleurent.

Une salle obscure

Après avoir cherché en vain des indices qui pourraient les aider à retrouver le père de Shmuel, Bruno décident de rentrer. Mais au même instant un coup de sifflet retentit. Les soldats encerclent alors les personnes du camp. Ils leur leur ordonnent d’avancer. La pluie tombe au même instant et Bruno se dit qu’il va être trempé. Porté par la foule, avec Shmuel ils arrivent dans une pièce curieusement chaude. La porte se referme dans un bruit métallique, laissant la foule dans une immensité sombre. Bruno tient alors la main de son ami Shmuel. Pour rien au monde il ne la lâcherait d’ailleurs.

Par pudeur, l’auteur ne raconte pas comment Bruno et son ami Shmuel périssent dans la chambre à gaz. Il relate comment son père l’a recherché pendant plus d’une année. Puis un jour il revint à l’endroit où les vêtements de son fils avaient été retrouvés soigneusement pliés. Il refit le chemin de son petit garçon et compris alors le drame. Mais « tout cela s’est passé il y a fort longtemps bien sûr, et rien de semblable ne pourrait plus jamais arriver. Pas de nos jours. »

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