Créée en 1997 par une bande de potes alors au lycée Le Verrier de Saint-Lô, Les Saltimbrés proposent des activités autour du cirque. Cette année, l’association a fêté ses 20 ans. Pour l’occasion, le Petit Reporteur revient sur leur histoire.

La genèse

En 1997 dix copains du lycée Le Verrier de Saint-Lô montent un club jonglage. Ce sera Les Saltimbrés. Au cours de l’année ils font du cirque et rapidement il crée l’association, accueillie dans les locaux d’Arts Plume. Ainsi pendant plusieurs années la bande d’amis fait de la création amateur et monte plusieurs spectacles. Un des premiers , « Le Savant Fou », est joué aux Hétéroclites en 1998. Le suivant, « Histoire Tragiques », est joué aux Nuits foraines en 1999.

En décembre 2005, Franck L’Orphelin est intégré en tant que salarié. L’association ouvre une école de cirque de loisirs et continue à monter des tournées en roulotte en Roumanie, en Guyane ou encore dans la Manche.

Portrait de Sylvain Mostel, un salarié

Âgé de 24 ans, il est arrivé dans l’association il y a un an. Animateur en centre de loisirs, il a rencontré Franck L’Orphelin au projet du Val Saint-Jean, qui se déroule en août depuis maintenant cinq ans. À l’époque Sylvain Mostel était animateur en centre de loisirs. « Quand j’ai vu qu’il cherchait du monde, moi je cherchais du boulot« , explique-t-il. C’est ainsi qu’il a intégré l’association.

Aujourd’hui il travaille surtout la pédagogie avec les enfants. L’école du cirque est en itinérance à Agneaux, Condé-sur-Vire et Marigny. Il s’occupe également de la gestion du matériel, procède au montage et au démontage du chapiteau ou enregistre les inscriptions pour les cours. « C’est très varié comme travail« , confie-t-il.

Les activités

L’association propose une école avec des cours destinés aux enfants et aux adultes. Elle travaille sur des projets différents, notamment en août au Val Saint-Jean à Saint-Lô. Lors de cet événement des ateliers libres sont proposés. Et pour assurer la partie logistique, un collectif artistique composé d’amis et d’intermittents du spectacle est présent. Ils participent à la décoration, à la technique ou encore au montage et au démontage du chapiteau.

Le « Cirque de l’incertain »

En lien avec la mission locale de Saint-Lô – Carentan, le projet consistait à redonner du pouvoir d’agir à des jeunes au parcours plus ou moins compliqué. L’idée était ainsi de faire un projet de groupe autour du cirque, afin que les jeunes s’ouvrent et travaillent ensemble. En parallèle, ils pouvaient proposer des missions à différentes structures dans le cadre de leur service civique à la mission locale. À raison de deux demies journées, par semaine ils ont travaillé et monté un « Escape-spectacle« Croisement entre l’escape game et le spectacle de cirque. Les jeunes se sont investis et l’aventure a été riche et bénéfique pour chacun. Et au-delà de l’activité principale, les jeunes et les membres de l’association ont partagé des moments conviviaux. Suite au projet, les jeunes ont fait preuve de changements en matière d’envie, de confiance en soi et de regards des autres.

Les 20 ans de l’association

Les Saltimbrés ont monté le chapiteau devant la gare de Saint-Lô pour  célébrer l’événement. D’ailleurs des jeunes ayant participé au « Cirque de l’incertain » sont venus apporter leur aide pour monter et démonter le chapiteau. L’idée était ainsi de mettre en avant les différents membres de l’association et du collectif. Les Zimprolocos sont également venus donner une représentation. Au programme, spectacles de jonglerie, de clownerie et de musique.

Le public a répondu présent en nombre durant les trois jours. Le cabaret de la soupe aux cailloux était un des temps forts des festivités. Prouesse pour les deux membres du collectif : ce soir-là, ils n’ont pas perdu leur sang-froid après avoir malencontreusement fait tomber la table avec tout le matériel pour préparer la soupe !

En 2019 Les Saltimbrés ont fait un diagnostic local d’accompagnement (DLA) dans l’idée de réécrire le projet associatif afin d’avoir un lieu fixe. Il leur permettrait de donner les cours au même endroit tout en gardant l’itinérance. En ayant un local fixe, l’association bénéficierait ainsi d’une meilleure qualité de travail tant au niveau organisationnel que matériel. Elle pourrait mettre plus facilement en place des partenariats avec d’autres associations. Le 17 octobre prochain un livre paraîtra pour retracer les 20 ans de l’association…

 

 

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