La plupart des légendes possèdent une part de vérité.

Flint City. Oklahoma. Un meurtre horrible a été commis. Franck Peterson, treize ans, est retrouvé le corps mutilé, martyrisé. L’enquête est sans appel. Témoignages et preuves scientifiques désignent Terry Maitland comme le coupable.

Nous sommes dans la première partie du roman.

À cet instant, l’intrigue est purement policière. Style que l’auteur maîtrise parfaitement. Comme souvent dans les romans de Stephen King, nous sommes dans une petite ville. Tous les protagonistes se connaissent. Le découverte d’un meurtrier près de chez eux réveille la haine commune. Nous assistons à un acharnement sur la personne de Terry Maitland, l’entraîneur de l’équipe locale de baseball. Et pour cause, tout l’accable. Témoins, empreintes, ADN. Terry Maitland est coupable. Le coupable idéal.

Oui, mais… Fort de l’intrigue fantastique, Stephen King n’en reste pas à un roman policier. Si toutes les preuves désignent l’entraîneur déchu comme le parfait coupable, d’autres preuves innocentent Terry Maitland. Témoins, empreintes, ADN. Il ne peut pas être le meurtrier. Nous entrons alors dans la seconde partie du roman. La tension monte rapidement, le climat est sombre. Le fantastique est présent. Aux frontières de la réalité.

Nous y retrouveront un personnage d’une précédente trilogie venu aider ce groupe parti à la chasse au tueur. Tueur qui aurait certaines similitudes avec El cuco. « El Cuco est parfois décrit comme un homme encapuchonné, parfois comme une féroce femelle dragon et parfois comme un monstre poilu ou un gobelin » […] qui mangerait les enfants avant de les faire disparaître.

Le roman est construit sur une courte période, sans aucune longueur. Les personnages sont, encore une fois, très bien décrits, humanisés, comme Stephen King sait très bien le faire. Ce livre pourrait également être une critique du système judiciaire américain. Et l’auteur ne se cache pas pour incorporer son point de vue.

Dans la lignée de la série « Bill Hodges », l’intrigue n’est pas la plus originale de l’auteur. Le suspens est présent malgré l’absence de l’horreur. Le Kirkus Reviews, revue littéraire américaine, ose comparer L’Outsider avec Ça. Je n’irais pas jusque là. C’est tout de même un bon roman. Pour ma part, comme c’est souvent le cas avec cet auteur, je suis ressorti de ma lecture me demandant si j’avais aimé ou pas. Il faut toujours du temps pour se faire un avis définitif sur une œuvre aussi dense.

« Mauvaise nouvelle : Frank est mort ! Bonne nouvelle : je ne serais pas obligée de faire les courses avant un long… long… moment ! »

 

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