Gullivan, fondateur de Mes Souliers Sont Rouges répond à nos questions à l’occasion d’un concert que le groupe donnera à Saint-Lô en mars prochain dans la salle du Normandy.

L’album Tape la Galoche a été enregistré à Saint-Lô et Nashville. Le 1er mars, vous jouerez au Normandy. Qu’est-ce que cela vous fait ?

« C’est un réel plaisir de revenir aux bases à Saint-Lô. Il s’agira du premier concert de la tournée et nous espérons que les Manchois viendront partager cette soirée unique en famille. De plus trois des musiciens habitent la Manche et plusieurs chansons viennent de ce coin de Normandie. Ce sera une belle fête chez nous. »

Quelle surprise réservez-vous aux spectateurs normands ?

« Les personnes qui iront au concert à Saint-Lô auront des privilèges qui leur seront réservés. Ils le sauront le jour du concert et sur la page Facebook. C’est un moyen de marquer le soutien qu’ils nous ont apporté depuis nos débuts. C’est aussi une manière de les en remercier pour ce début de tournée. »

MSSR_interview

Quelle est votre source d’inspiration ?

« Nous avons découvert la musique traditionnelle québécoise à travers des groupes comme La Bottine Souriante ou encore Le Rêve du Diable, précurseurs dans la remise à l’honneur de la chanson traditionnelle dans les années 70 au Québec. Une partie du répertoire québécois venait de Normandie, nous l’avons su après. Nous nous inspirons aussi de la musique irlandaise, cajun. Nous y ajoutons les influences diverses avec lesquelles nous avons grandi. Cela peut se deviner surtout dans nos arrangements. »

Quels ont été les débuts du groupe ?

« Nous avons commencé dans les années 90 en jouant dans des bars étudiants à Caen, puis dans les fêtes de villages. Ensuite nous avons joué dans des petites salles de concert. Nous avons alors eu la chance d’être élus pour représenter la Basse Normandie au Printemps de Bourges en 1994. De là, nous avons enregistré notre premier album Tape la Galoche en 1995 entre Saint-Lô et Nashville. L’album est double disque d’or depuis. En plus de 25 ans déjà, nous avons donné plus d’un millier de concerts sur plusieurs continents et sorti 6 albums. »

Comment avez-vous collecté les chansons qui vous ont inspiré ?

« Nous avons un lien fort avec la région Normandie. Nos nouvelles chansons sont issues en majorité du patrimoine normand. L’association La Loure, basée à Vire, fait un travail de collecte formidable depuis ces vingt dernières années.  Cette collecte actuelle révèle des trésors inconnus et dépasse de loin la première effectuée dans les années 1970 à 1980. »

Y a-t-il eu un événement marquant dans la carrière du groupe ?

« Lors du dernier concert au Zénith de Caen, devant une salle comble de plus de 7000 personnes (NDLR : MSSR détient le record de jauge tout artiste confondu), nous avons eu une forte décharge d’adrénaline. Les gens qui sont venus nous voir connaissaient les chansons et bougeaient tous. »

Votre prochain album sort le 29 mars prochain. Quel sera le style ?

« Cet album fait la place grande à la chanson francophone, aux arrangements vocaux et aux airs à danser endiablés qui ont participé à notre reconnaissance auprès du public. C’est une musique intergénérationnelle et de partage. Ce septième album est intitulé : Ce qui nous lie. »

Y a-t-il d’autres événements importants à venir ?

« Ceux qui viendront le dimanche 3 mars à 13h à La Lune Rousse (Lieu-dit Le Repas entre Granville et Villedieu) pour un après midi chanson pourront participer à notre clip filmé ce jour-là pour le single de l’album. »

Site du groupe : Mes Souliers Sont Rouges.

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