Qui n’a pas souhaité voyager dans le temps ? C’est le rêve de tout homme. La Machine à explorer le temps est le premier roman d’H.G Wells. Une première ébauche fut publiée en 1888 et la version finale en 1924. Il y raconte les aventures d’un mystérieux Explorateur du temps.

Les quatre dimensions

L’Explorateur du temps, ainsi qu’il se nomme, se retrouve un soir dans un salon en présence d’autres scientifiques. Il leur expose la théorie suivante : « tout corps réel doit s’étendre dans quatre directions. Il doit avoir Longueur, Largeur, Épaisseur, et… Durée. » Et à lui d’ajouter : « Il y a en réalité quatre dimensions : trois que nous appelons les trois plans de l’Espace, et une quatrième : le Temps. » Que veut-il alors dire par là ?

Le saut dans le temps

« J’ai mis deux ans à la faire » s’exclame l’Explorateur du temps en parlant de sa machine. « Je suppose que celui qui va se suicider et qui tient contre son crâne un pistolet doit éprouver le même sentiment que j’éprouvais alors de curiosité pour ce qui va se passer immédiatement après. Je pris dans une main le levier de mise en marche et dans l’autre le levier d’arrêt – j’appuyai sur le premier et presque immédiatement sur le second. » Ainsi l’Explorateur relate sa première expérience de voyage dans le temps.

Première rencontre

« Bientôt, tandis que j’avançais avec une vélocité croissante, la palpitation du jour et de la nuit se fondit en une teinte grise continue. » Au fur et à mesure qu’il avance dans le temps, l’Explorateur se fait aux conditions rudes du voyage « si bien [qu’il se lance] dans l’avenir avec une sorte de folie croissante. » Puis il décide d’arrêter la machine, qui « se mit à balloter. L’Explorateur dégringole alors « la tête la première dans le vide. » Il se trouve en présence d’une forme de civilisation néo-préhistorique. Il est en l’an 802000 et les êtres qu’il rencontre semblent vivre dans une harmonie totale. Ce sont les Éloïs dont le niveau intellectuel ne dépasse pas celui d’un enfant de cinq ans.

Un peuple étrange

Mais dans ce monde aux apparences paisibles vit un autre peuple plus sournois : les Morlocks. Selon l’Explorateur, ils sont le produit de la division entre le Capitaliste et l’Ouvrier. Le premier était le possédant et vivait à la surface, le second était le serviteur et vivait retranché sous la surface. Au fur et à mesure des époques, ils se sont adaptés à leur monde rude pour devenir ces êtres étranges que sont les Morlocks. Mais les dominés sont devenus les dominants, les Possédants étant alors ainsi réduits à l’état de bétail, les Eloïs d’alors.

Alors qu’il est en compagnie des Éloïs, l’Explorateur se rend compte que la Machine a disparu. Il sauve entre temps la vie de Weena, une jeune Éloïs sur le point de se noyer. Un lien fort se noue entre les deux. L’Explorateur décide d’aller explorer le monde souterrain et comprend comment les deux races ont été créées. L’auteur laisse entrevoir sa vision du Capitalisme lorsque son héros inspecte le monde souterrain. Puis l’Explorateur retrouve la Machine et réussit à la démarrer avant d’échapper aux Morlocks qui le pourchassaient. Il fait alors un bond dans le temps. Ce qu’il voit n’est alors que désolation. Il revient à son époque pour faire le récit de son aventure. Personne ne le croit jusqu’au moment où il repart. Vers où est-il allé ? Est-il parti retrouver Weena et les Éloïs ?

 

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