L’Exorciste, Amityville, aussi bien la version originale que la version moderne avec Ryan Reynolds (Deadpool), Le Rite, La neuvième porte, Annabelle, Les dossiers Warren ou encore Le projet Blair Witch, ça rappelle un genre bien connu du cinéma, le film d’horreur. The Witch, est un dernier né du genre et il fait froid dans le dos.

Des films d’horreur pas toujours au rendez-vous.

Parfois les promesses de scènes bien flippantes se transforment en partie de fous rires. Insidious en est un parfait exemple. Le moment où la médium met son masque à gaz fait passer le film de l’horreur au comique.

Le choix de The Witch.

Si vous êtes en quête d’un film d’horreur et que vous sillonnez les rayons des dvd dans les centres commerciaux ou les médiathèques, vous pouvez vous arrêter sur le film The Witch de Robert Eggers sortie en juin 2016. Pourquoi un tel choix ? Les histoires de sorcières et de sorcelleries restent encore ancrées dans notre imaginaire populaire.

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p style=”text-align: justify;”>Michelet nous raconte dans son livre La Sorcière les origines du mythe et il est toujours intéressant de confronter différentes œuvres ou interprétations autour de la thématique. Et il faut dire que la jaquette est intrigante et esthétique. Une jeune fille, apparemment nue, s’avance dans la nuit vers une forêt éclairée par la pleine lune blanche.

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L’histoire en toile de fond.

Pour construire son film, Robert Eggers s’est inspiré de faits réels. Il a poussé le détail en reprenant des dialogues pour la scène d’excommunication qui a lieu au début du film. Pour les scènes de clair-obscur qui jalonnent le films, il s’est inspiré du peintre Vermeer. Jugez par vous-même dans l’image ci-dessous :

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Qui est la sorcière ?

Mais Thomasin, jouée par l’actrice Anya Taylor-Joy, n’est pas la sorcière du film. Elle est cependant le personnage principal du film, celle autour de qui planent les attentions et les méfiances du reste de la famille.

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La véritable sorcière nous est révélée assez tôt dans le film. Elle a l’apparence d’une vieille femme dénudée au teint livide. Il faut dire que la manière dont elle nous apparaît est terrifiante.

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La sorcière, allégorie des craintes.

Mais comme dans le livre de Michelet, que je lis actuellement, la sorcière est aussi l’allégorie des craintes de l’homme face à la religion. Bien qu’excommuniée par la communauté de colons dont elle est issue, la famille de Thomasin n’en demeure pas moins croyante.

Fraîchement débarqués du Mayflower un siècle plus tôt, les colons ont formé les premiers Américains. Ils vivaient dans la religion la plus stricte soit-elle. Ainsi la famille de Thomasin continue de célébrer Dieu et de respecter au plus juste les dogmes de la Bible. Et l’héroïne rassemble d’une part la fascination des hommes sur la femme naissante, le passage de la jeune fille à la jeune femme. On se souvient alors de la scène où son jeune frère porte son attention sur les seins naissants de sa soeur. Scène qui trouve son pendant lorsque le jeune garçon se retrouve attiré par la sorcière qui a alors revêtu l’apparence d’une ravissante jeune femme aux formes généreuses.

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p style=”text-align: justify;”>L’héroïne révèle aussi d’autre part la crainte de ces mêmes hommes sur la femme qui peut se montrer mesquine et mystérieuse, se jouant d’eux par des subterfuges tant physiques qu’abstraits. Le sang qui apparaît lorsque la jeune fille trait la chèvre n’est que le reflet de ses règles, l’attribut féminin par excellence et signe de mauvais augures dans la religion.

Si vous voulez découvrir les mystère du film, oserez vous regarder The Witch ?

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