Petits, nous sommes souvent admiratifs devant des engins agricoles, notamment les moissonneuses-batteuses. Il arrive également que les visiteurs du Salon de l’Agriculture fassent la queue pour monter dans la cabine d’un tel engin en démonstration. Mais depuis quelque temps, il est possible de monter en “live” grâce à l’un d’entre eux qui a eu l’idée de créer le site “moissonneuse.fr”. Il permet à des agriculteurs de proposer des tours de moissonneuse-batteuse et à des curieux de rechercher un exploitant agricole qui propose ce type d’expérience.

La genèse.

Vous en rêviez, l’agriculteur David FORGE l’a fait pour vous. Qui n’a pas fait la queue pour monter dans une moissonneuse au Salon de l’Agriculture de Paris ? Beaucoup sont curieux de découvrir l’intérieur d’une cabine de ces machines imposantes qui sillonnent nos routes de campagne chaque été. C’est en partant de ce constat que notre agriculteur d’Indre-et-Loire a eu l’idée de proposer un tour de moissonneuse-batteuse chez lui, dans sa machine et dans son champ. En créant le site en début 2018, il a permis à d’autres agriculteurs de tenter eux aussi cette expérience et de faire découvrir à qui le veut ces machines qui se révèlent être des merveilles de technologie. L’expérience est un succès. Nombreux sont ceux qui ont souhaité « faire un tour en moissonneuse-batteuse ». Et pour vous dire, Le Petit Reporteur n’est pas en reste.

Alexandre, l’agriculteur.

C’est en Normandie, que Le Petit Reporteur est allé faire un tour de moissonneuse-batteuse. Après quelques recherches infructueuses, un agriculteur situé dans les environs de Lisieux a répondu favorablement à sa demande un soir. C’est ainsi qu’il a pu monter dans sa moissonneuse-batteuse, une Tucano 440 de chez Claas. Au cours des longues heures passées en sa compagnie, Alexandre, l’agriculteur, a expliqué les différentes commandes de l’engin. Il a parlé de son parcours, de son métier et de ses caractéristiques. Il a eu la chance d’avoir des parents qui lui ont laissé faire ses choix en matière d’études. L’idée de reprendre l’exploitation familiale n’était pas un souhait premier mais ce n’était pas non plus une option qu’il excluait. C’est une fois son diplôme en poche qu’il a fait le choix de reprendre l’exploitation. Il m’a alors expliqué que ses connaissances étaient parfois utiles pour un métier qui en apparence ne requiert pas une grande intelligence dans l’imaginaire collectif. Mais ne vous y détrompez pas, cela suscite des connaissances poussées en matières de cultures, d’élevage, etc.

La moissonneuse.

En ce qui concerne la conduite d’engins comme une moissonneuse-batteuse, cela ne requiert pas un permis spécial, l’habitude suffit. Pour la Tucano 440 les options sont latentes et tout est déjà configuré pour les ajouter sans avoir à… changer de machine. Alexandre n’a pas installé le guidage GPS car il explique que sur la longueur de coupe qu’il possède, cela n’est pas nécessaire. Là où c’est indispensable, c’est sur les grandes barres de coupe Faire un léger écart avec une petite barre de coupe est moins problématique qu’avec une barre de coupe plus large. Le guidage laser (la barre métallique verticale au niveau de la coupe sur la photo ci-dessous) et/ou au GPS est une aide précieuse. Il suffit alors de prérégler la machine et tout se fait automatiquement. Il ne reste qu’à surveiller que tout se passe correctement.

Un détail non négligeable, il n’y a pas de pédale d’accélération à proprement parler sur ces engins-là. Pour actionner la marche avant, il suffit de pousser un joystick vers l’avant et pour faire machine arrière, il suffit de ramener le joystick vers soi. Ainsi on passe très facilement d’une marche avant à une marche arrière sans risque de casser la boîte de vitesse car tout est actionné par hydraulique.

Du blé à la paille.

En ce qui concerne le cheminement du blé, il est le suivant : le batteur rabat le blé vers la coupe. L’ensemble est acheminé par une vis sans fin au cœur de la machine. Paille et blé sont séparés à l’aide de trémies. La paille est soit broyée et rejetée à l’arrière de la machine, soit simplement rejetée à l’arrière de la machine. Des bottes de paille de différentes formes pourront alors être faites à l’aide d’une presse. Quant au blé, il est acheminé dans la réserve d’une capacité plus ou moins grande selon le modèle. Une fois pleine, un avertisseur sonore se fait entendre et les gyrophares alertent du vidage à venir. Celui-ci se fait à l’aide du bras qui se déploie. Là aussi une vis sans fin rejette les grains dans la remorque. Une caméra placée sous le bras permet de guider le conducteur dans la répartition du grain dans la remorque.

La lexion 770.

Au cours de la journée, Le Petit Reporteur a également pu monter dans la cabine d’une Lexion 770 de chez Claas. Petite particularité, des chenilles équipaient l’engin. Elles peuvent remplacer les roues classiques à l’avant. Plus fragiles, elles offrent cependant une meilleure stabilité de la machine, surtout en terrain marécageux.

Après plusieurs heures passées en leur compagnie, le travail terminé, Le Petit Reporteur est rentré avec pleins de photos et de vidéos et la promesse de revenir l’année prochaine.

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