Le Lundi 26 novembre 2018 dernier Charles Antoine Maurice était venu à la rencontre des élèves de l’Institut de Saint-Lô. Bénévole au sein de l’association humanitaire ANAK-TNK, est revenu sur son aventure aux Philippines entre 2012 et 2015 au sein de l’association.

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Ils étaient plus d’une centaines d’élèves et d’enseignants réunis dans la salle d’étude de l’Institut de Saint-Lô pour écouter Charles-Antoine Maurice. Ce Brestois de 32 ans était venu leur parler de son aventure au sein de l’association ANAK-TNK qui milite pour venir en aide aux enfants des rues et des bidonvilles de Manille dans les Philippines. C’était l’occasion pour moi d’aller à sa rencontre pour un interview dans la Manche Libre.

Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?

« Je suis diplômé d’une école de commerce et à la suite, j’ai travaillé pour une start-up puis pour une grande enseigne de distribution. »

Comment en êtes-vous venu à partir à Manille pour aider les enfants des rues et des bidonvilles ?

« Ma femme est infirmière et elle est partie quelques mois plus tôt là-bas pour venir en aide aux personnes souffrant du SIDA. Je suis allé la voir durant mes vacances. J’ai alors rencontré une dame qui en plus de souffrir de la maladie avait été abusée et frappée. Trois mois après le retour de ma femme en France nous avons décidé de repartir pour une action humanitaire plus longue. »

Pourquoi avoir choisi les Philippines et l’association ANAK-TNK ?

« Nous avons cherché des missions en lien avec nos emplois d’alors. Nous nous sommes rapprochés de l’association Fidesco qui se charge de trouver des missions humanitaires dans le monde entier. Trois mois avant notre départ, nous avons su que nous allions aux Philippines pour œuvrer au sein de l’association ANAK-TNK. »

Quelles missions avez-vous faîtes ?

« L’association ANAK-TNK vient en aide aux enfants des rues et des bidonvilles. Ma femme a trouvé une mission d’infirmière et pour ma part j’ai géré la logistique au niveau des achats de denrées alimentaires et de matériels. »

Quelles étaient vos conditions de vie à Manille ?

« Nous avons eu la chance de loger dans un quartier où tout le monde se connaissaient. Nous étions à quelques lieues de nos emplois respectifs. Cela nous a permis de prendre du recul le soir en rentrant, même si nous y pensions malgré tout. »

Que retenez-vous de cette expérience ?

« Ce sont ceux qui ont le moins qui donnent le plus. Ce n’est pas pour rien que les Philippines sont appelées le « pays des sourires ». Cela m’a permis de redéfinir mes priorités, de relativiser en somme. Je ne voulais pas faire le bilan de ma vie dans vingt ans et avoir des regrets. »

Quel message souhaitez-vous laisser aux jeunes générations en venant dans les écoles ?

« Il faut laisser le temps à la petite graine de germer dans leur cœur. Aujourd’hui les élèves de l’Institut ont entendu mon témoignage. Certains vont l’écouter, d’autres pas. Mais dans une dizaine d’années, qui vous dit qu’ils n’y repenseront pas ? Ils souhaiteront peut-être alors mener ce type d’action. »

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À la fin de son intervention, Charles-Antoine Maurice s’est vu remettre un chèque de 8000 €. C’est Philippe Gosselin qui le lui a remis. La somme est le fruit des multiples actions menées par les élèves de l’Institut.

 

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