Mardi 12 février de 18h à 20h les parents d’élèves du collège Louis Merle de Secondigny ont assisté à une réunion-débat autour des écrans et sur le harcèlement. Afin de favoriser un bon climat scolaire. La thématique des écrans était donc une question importante à aborder avec les parents car elle vise à prévenir contre le harcèlement et le cyber harcèlement scolaires qui sévit dans les établissements scolaires. 

Le collège a déjà initié certaines mesures autour de cette question. Ainsi des « Protecteurs », des élèves bénévoles et identifiés, sont là pour faire le relai entre leurs camarades et les adultes pour des questions de harcèlement scolaire et d’isolement.

Le gendarme julien Hélène de la brigade de Secondigny présent ce soir la a rappelé aux parents que le harcèlement est très complique a matérialiser. Cependant il existe une procédure. Plus tôt dans la journée il a rappelé aux élèves de 6e et de 3e le rôle du gendarme dans le cadre d’un harcèlement et concernant les infractions sur les réseaux sociaux/blog. Il a été également aborde avec les élèves et les parents que « les gendarmes, dans une procédure judiciaire, peut effectuer la saisie de tous les appareils numériques si nécessaire même s’il appartient à un mineur, et recueillir les témoignages. Mais c’est le juge qui décide en dernier lieu de la sanction à appliquer. »

Après son intervention auprès des parents, le gendarme Julien Hélène de la brigade de Secondigny a bien voulu répondre à nos questions.

Comment êtes-vous arrivé dans la gendarmerie ?

Je me dirigeais vers le métier de comptable mais je ne me voyais pas dans un bureau. J’ai eu l’occasion d’accompagner au centre de recrutement un ami qui souhaitait devenir gendarme et j’ai été séduit par le métier. Je suis devenu élève gendarme adjoint en 2005 au centre de Tulle. Après un an et demi, j’ai passé le concours d’entrée que j’ai réussi. J’ai ensuite intégré l’école de gendarmerie de Châtellerault et je suis devenu gendarme en 2007. J’ai été affecté à la brigade de Secondigny.

Pouvez-vous préciser vos missions à la brigade ?

En parallèle de mes missions classiques : surveillance, prévention et police judiciaire, je suis aussi correspondant sûreté. J’apporte alors mon expertise en matière d’équipement et d’installations de sécurité. Mais j’interviens surtout auprès de différents publics sur des missions de prévention. J’informe différents publics sur la sécurité routière, les drogues, le harcèlement et les réseaux sociaux qui ont pris de l’ampleur depuis quelques années. Ce sont auprès de chefs d’établissements scolaires, de professeurs, d’élèves. Les associations ou les entreprises peuvent aussi en faire la demande à la suite d’un constat de leur part. À ce jour, j’ai rencontré plus de 3000 personnes.

Quelle formation avez-vous suivie pour votre mission de prévention ?

J’ai eu la chance de suivre la « formation relai anti-drogue » à Clermont-Ferrand au sein du centre de formation de la police nationale. Nous étions des privilégiés car très peu au niveau national : 5 en tout et pour tout. Durant un mois, nous avons appris la manière de transmettre notre message auprès de différents publics. Des psychologues nous scrutaient dans nos moindres détails pour corriger nos erreurs de comportements, d’attitudes ou de langage.

Quelle suite ?

Intervenir auprès des publics en matière de prévention est une mission que j’apprécie particulièrement. À l’avenir, j’aimerais bien accéder au service recrutement. Une formation est bien évidemment nécessaire mais pourquoi pas ? Actuellement nous avons un collègue à la compagnie de Parthenay qui fait le travail. J’apprécie mon rôle pédagogique lorsque j’interviens alors devenir instructeur est une évolution de carrière que j’envisage. Ce serait une fierté de former les futurs élèves gendarmes.

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